4 pistes pour que la France reprenne l’initiative sur l’Union européenne

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Tiraillée par de fortes contradictions internes, l’UE vient de célébrer le 60e anniversaire du traité de Rome, ce qui a engendré un fort activisme diplomatique pour tenter de renforcer sa cohésion, sans réel résultat concret. Le nouveau président de la République prend ses fonctions dans un contexte de crise, marqué en outre par des doutes profonds de la part de ses partenaires sur le sérieux de l’engagement européen de la France. Celui-ci est pourtant au cœur de la politique étrangère française depuis 1957.

En tant que pays fondateur et puissance de premier rang, la France pèse dans le débat européen. Elle est attendue par ses partenaires, qui lui reprochent néanmoins ses oscillations entre arrogance et désinvolture. Depuis l’élargissement des années 2000, Paris peine à formuler une politique européenne globale. Le « non » au référendum sur le traité constitutionnel en 2005 a provoqué une profonde cassure, qui ne cesse de rejouer. La crise économique amorcée en 2008 a fragilisé Paris et limité sa capacité d’initiative.

Il serait toutefois incorrect de dire que la France n’a rien fait. Elle a été active sur tous les dossiers européens, que ce soit sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), l’union bancaire, la lutte antiterroriste, la défense, etc. Cependant, chaque prise de position a semblé répondre à un impératif de court terme plutôt qu’à une vision de long terme…

Read more : Medium.com, 05.05.2017