UE 2007 Présidentielles françaises : vers un scrutin plein de surprises / Future présidence allemande : pourquoi elle est condamnée à l’impuissance

Le premier semestre 2007 verra se conjuguer deux évènements importants pour l’UE. Ou plus exactement, les autorités européennes sont persuadées que ce semestre constituera un moment important pour la relance d’une UE actuellement en panne. Il s’agit des élections présidentielles françaises  et de la présidence  allemande  de l’UE.  Pourtant  l’équipe  LEAP/E2020  estime  que les élections françaises risquent de surprendre et de décevoir les attentes européennes placées en eux. Et que la présidence allemandes’est choisi des objectifs qu’elle ne pourra pas atteindre.

Présidentielles Française 2007 (22 Avril et 6 Mai  2007) : vers  un scrutin plein de surprises

Il est bien entendu toujours difficile, à un an d’un scrutin national, d’anticiper des résultats électoraux. Et ce n’est d’ailleurs pas là l’objectif de l’équipe LEAP/E2020. Comme pour les autres analyses de nos équipes, LEAP/E2020 souhaite dégager des tendances de l’opinion publique montrant dès aujourd’hui que certains scénarios privilégiés soit par les analystes politiques français soit par des observateurs extérieurs, sont en fait d’ores et déjà caducs. Il faut d’abord mettre en perspective  les prochaines élections  présidentielles  françaises  avec deux tendances  lourdes  affectant  ces derniers  temps les autres grandes démocraties européennes, à savoir d’une part la méfiance généralisée vis-à-vis des principaux partis (et leaders) en place (droite et gauche dites « de gouvernement »), et d’autre part, la tendance connexe à renvoyer dos-à-dos les deux principaux camps via des scrutins in fine très serrés (on l’a encore vu récemment en Allemagne et en Italie).

Une première conclusion s’impose : les sondages n’ont que très peu de vertu anticipatrice  puisque dans les cas allemand,  italien (ou français avec le référendum sur la Constitution  européenne  ou l’élection présidentielle de 2002), ils se sont fourvoyés en annonçant des tendances qui se sont systématiquement  avérées fausses, du moins dans leurs résultats publiés jusqu’à 4 ou 5 mois des élections concernées (voire même jusqu’aux dernières semaines dans les cas allemand, italien et des présidentielles françaises de 2002)…

Lisez la suite dans le GEAB No 5 / 15.05. 2006