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2020 : Mobilisation générale contre le changement… climatique

Avertissement : L’écologie, ou préservation de l’environnement dans un monde surpeuplé, mérite largement son débat éclairé, ses politiques intelligentes et ses investissements efficaces ; en revanche, nous appelons « écologisme » (faute de mieux[1]) la version idéologique, où la préservation de l’environnement devient l’habillage d’une machine de guerre contre les libertés et la raison dans laquelle viendront de plus en plus s’engouffrer d’obscurs agendas cachés d’argent et de pouvoir.

En 2020, ça y est, tout le monde a compris que l’écologie fournit le thème fédérateur permettant de retrouver la puissance d’action à laquelle oblige la taille des enjeux de transformation. Pour ne citer que les deux cas les plus emblématiques de cette prise de conscience :

. celle de l’UE de von der Leyen qui lance son Green Deal[2], destiné à catalyser l’émergence d’une capacité financière à l’échelle du continent (même si l’objectif est salutaire, on voit déjà que l’écologie sert d’autres agendas – tout aussi pertinents d’ailleurs : croissance, inégalités… et changement climatique).

. celle de la finance internationale incarnée par Larry Fink (BlackRock) rédigeant son manifeste vert[3] en mettant en garde ses pairs contre les dangers que feront peser les catastrophes climatiques sur les assurances et in fine sur l’ensemble du système financier, et en proposant d’orienter la puissance de feu du secteur vers l’investissement dans l’économie verte.

Mais ces deux cas ne sont que révélateurs du puissant phénomène de convergence de toutes les parties vers cet objectif de lutte contre le changement climatique :

. Davos 2020 sur le thème du climat[4]

. partis politiques quasiment tous passés tous au vert ; même les partis d’extrême-droite y viennent, prenant conscience du potentiel politique de cette cause[5]

. opinions publiques ultra-sensibilisées à coup de vidéos-catastrophes et d’incessants messages sur l’apocalypse climatique[6]

. petites et moyennes entreprises se mobilisant pour se voir attribuer divers éco-labels[7]

. grandes entreprises communiquant sur leurs actions en faveur de l’environnement (du green washing[8] au green marketing)[9]

. écoles[10], réseaux sociaux, publicité…lire la suite dans le bulletin GEAB 142

__________________________________

[1]      Nous sommes conscients que le mot « écologisme » est assez couramment employé pour faire référence à des courants verts modérés. Mais nous n’avons rien trouvé d’autre pour exprimer la notion d’idéologie de l’écologie. Si vous avez des idées… (climatisme existe déjà et veut dire tout autre chose. Source : Wikipedia)

[2]      Surfant sur la proposition de PacteClimatFinance de Pierre Larrouturou : « 1000 milliards d’euros pour sauver la planète ».

[3]      Source : A Fundamental reshaping of finance, BlackRock, 14/01/2020

[4]      Source : Time, 27/01/2020

[5]      Source : Green European Journal, 27/09/2019

[6]      Le biais « énergie » de l’auteur de cet article doit être noté. Néanmoins son point de vue est pertinent et argumenté, et rejoint de fait le nôtre sur les conséquences d’une dramatisation excessive des problématiques sous-jacentes réelles au changement climatique (« changement climatique » dont l’arrêt est un objectif désespérant contrairement à la « préservation de l’environnement »). Source : Forbes, 04/12/2019

[7]      On ne peut que saluer l’existence ces éco-labels. Cela dit, on voit à cet article que l’appât employé par la Commission européenne, ce sont les opportunités d’aide à l’innovation et non le souci de la planète. Si on combine tous ces indices anodins d’agendas déviés, on obtient un vaste mot d’ordre de mobilisation dans lequel le meilleur puis le pire viendra s’engouffrer. Source : Commission européenne

[8]      Source : Brighton Journal, 12/02/2020

[9]      Certaines bien malhonnêtement (source : TheGuardian, 26/06/2019) ; d’autres de plus en plus sincèrement (source : Financial Review, 14/02/2020).

[10]     La tendance à ne plus servir de bœuf dans les cantines répond-elle à un souci environnemental ou à budgétaire ? Source : VegNews, 14/11/2019

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